Partager l'article ! end**: Il y a des fois* où tu te demandes qu’est-ce que tu fous ici, tu ne vois même plus le bout de tes doig ...

Il y a des fois* où tu te demandes qu’est-ce que tu fous ici, tu ne vois même plus le bout de tes doigts.
Tu te dis à quel point tu veux tout foutre en l’air, croire que t’en es capable. Partir loin, les laisser seuls avec des mots en farandoles, des souvenirs à grandes louches, des rêves qui leurs en piquent les yeux et puis aussi un peu de rien qui fait toute la différence.
*Et bien ces fois là s’accumulent encore et encore et encore. Tu n’arrives même plus à voir un brin d’étoile sans te dire que tout serait mieux si tu foutais le camp.
J’ai envie de partir seule. Prendre mes ailes et mes besoins bullaires – à la cons-, et hop, m’éteindre doucement à coups de cachets bleus et roses –ceux que l’on croit inoffensifs-.
Ouais... S’allonger doucement dans un champ où les herbes dansent, à la tombée de la nuit. Après avoir passé une journée pleine de doutes et pourtant sans d’avantage de questions en se disant que l’on a de la chance de choisir notre moment. Voilà. Tout est près, je fais mon petit sac –bloc note, bombons décisifs roses et bleus, une clope, et les dernières de tout ça-, une tenue bien choisie –converses, boxer, jean fétiche, les yeux biens maquillés, les mollets défrichis-, ça y est j’observe une dernière fois. Je poste mon dernier article.
La série des dernières fois s’accumule. La porte se referme derrière moi, je marche 47min – tous les détails sont observés- jusqu’à ce champ où la vue nous fait un peu oublier toutes les conneries de ce monde.
Je m’allonge, calée sur un bout de rocher. Je vérifie que mes petites ailes sont bien installées, la boite à cachets s’ouvre, la clope s’allume, avec délice j’observe mes doigts et la fumée qui ensorcelle chaque image.
Les cachets s’avalent... une première boîte, puis... puis... Le couché de soleil s’éteint. Le monde s’endort en même temps que moi, mais je lutte une dernière fois pour une dernière étoile filante. Je pleure, je ne sens plus rien.
Je vous laisse enfin avec un tout petit bout de rien qui fait toute la différence.
Good Bye.
**Regardez bien les étoiles ce soir ! Surtout à 3h30... Promettez le moi.
magic words...